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Les dératiseurs utilisent des appâts avec, comme matière active, un anticoagulant qui agit trois ou quatre jours après ingestion.

Tours. Une habitante du quartier Velpeau a découvert des rats dans sa cave. Sous terre, ils pullulent, même si la Ville lutte contre leur prolifération.

Pire que les souris : les rats ! Depuis des semaines, Nathalie Récamier, une habitante de la rue Jolivet dans le quartier Velpeau, n'ose plus pousser la porte verte de sa cave où elle a vu des rats. Pourtant, ce local reste sain, propre, idéal pour entreposer le linge d'hiver bien plié dans des boîtes en plastique. Dans cette ancienne maison cheminote, Nathalie Récamier a même entendu du bruit suspect derrière une plinthe en bois. Les rats, encore eux !

Elle a fait mettre de la mousse pour calfeutrer l'orifice. « J'ai appelé la mairie mais il fallait venir chercher des appâts empoisonnés et personne ne se déplaçait avant quinze jours. Pour aller plus vite, j'ai appelé un dératiseur privé. Il paraît que ces rongeurs se déplacent sous terre à cause du bruit lié aux travaux du tramway. » La montée des eaux à cause des pluies a incité ces animaux à se déplacer ces dernières semaines.

Bien vérifier les tuyaux

Ce problème des populations de rats est suivi de près par la Ville de Tours qui dispose, au service hygiène, d'une équipe pour désinfecter en permanence les égouts. Ils s'occupent du réseau d'eaux pluviales et de celui des eaux usées, tous deux de Tour(s)plus.

« Avant que ne commencent les travaux du tramway avec la déviation d'une partie du réseau des égouts, nous avons mené une campagne de dératisation. Il s'agissait justement d'éviter d'avoir des changements importants de lieux, explique Pascal Haton, agent de maîtrise au poste de désinfection de la Ville de Tours. D'après lui, les rats vivent surtout près des points d'eau : les rives du Cher et de la Loire, la Bergeonnerie, les Fontaines. Et aussi là où les gens nourrissent les canards. Les rats prennent les restes. » Établir un état des lieux plus précis reste difficile. Tout dépend du nombre d'appels reçus à la mairie.

Plusieurs techniciens ont vu beaucoup de ces animaux lors de la destruction d'immeubles rue Blaise-Pascal, à côté de la gare. Une campagne de dératisation a suivi rue de Bordeaux : « Dans les vieilles maisons, il est important de vérifier tout le réseau d'égouts, la fermeture de siphons, le raccordement à la machine à laver ainsi que les autres tuyaux. Un centimètre d'espace sous une porte suffit à un rat pour passer. Ils s'introduisent par les trous et les tuyaux d'évacuation. »
Si les appâts ne sont pas consommés, les techniciens en déduisent que le lieu n'est pas infesté. S'ils sont consommés, d'autres sont déposés, parfois même à chaque intersection d'égouts pour être sûr de ne manquer aucun passage de rongeurs.

le chiffre

800

C'est le nombre de kilos d'appâts utilisé chaque année par la Ville de Tours rien que dans les égouts. Le service d'hygiène en distribue également pour les interventions en bordure de rivière et de la Loire, et chez les particuliers. Les blocs de paraffine résistant à l'humidité contiennent des poisons à base d'anticoagulants qui provoquent une hémorragie interne. La mort ne survient que trois ou quatre jours après ingestion afin de ne pas éveiller la méfiance des animaux.

R. C

 

Source

www.lanouvellerepublique.fr